Les pierres gravées

GEMMA AUGUSTEA

Kunsthistorisches Museum de Vienne


gema-augustea-thN. réd. «Camée en sardonyx d’Arabie, le relief sculpté dans la couche blanche laiteuse, le fond étant brun-lilas. Il a 19,05 cm hauteur, 22,86 cm largeur, tandis que l’épaisseur moyenne est de 1,27 cm. La gemme a été travaillée par Dioscoride ou par un de ses disciples, probablement, à la cour de César Auguste. À un moment donné, dans l’Antiquité, elle a été emportée à Byzance, peut-être après Constantin avait transféré officiellement la capitale de l’Empire à cette ville. La gemme a apparu en 1246 dans la trésorerie de l’Abbaye St. Sernin de Toulouse, France; en 1533 le Roi François Ier s’est emparé d’elle et l’a emportée à Paris, d’où elle a disparu vers 1590. Ultérieurement vendue pour 12.000 monnaies d’or au roi germain
Rodolphe II. Au 17ème siècle elle a été montée en or allemand. La représentation est partagée en deux scènes. Au registre supérieur on présente Auguste assis, représenté ici non pas comme primus inter pares, le premier citoyen de l’empire, mais comme égal des dieux. En seminudité héroïque, il est assis sur un trône double au-dessous duquel l’aigle de Jupiter s’est arrêté.
À la main gauche il tient le sceptre. La Déesse Rome est assise du côté gauche du trône. Entre leurs têtes il y a le Capricorne, le signe zodiacal sous lequel Auguste est né. Un peu à l’arrière il y a Oïkumène, la personnification du monde peuplé et civilisé. De la main droite elle ceint Auguste d’une couronne de laurier. Au côté gauche de ce registre il y a Tibère, qui descend d‘un char triomphal, et un jeune homme - probablement Germanicus. Tibère tient un sceptre et porte une couronne de laurier. Derrière lui, dans le char, il y a la Victoire, les brides des chevaux et un fouet dans ses mains.
Les scènes du registre supérieur et celles du registre inférieur se déroulent en temps différents et sont, en principe, cause et effet. La scène de la partie inférieure a lieu à la frontière nordique immédiatement après la bataille remportée par les romains et on présente l’érection d’un monument voué à la victoire. Les prisonniers attendent leur peine, en priant de la pitié.»

cop-pierres

rasfoieste-250x500

galeriei-250x500-2