Arta monedelor geto-dacice

L'ART DES MONNAIES GÉTO-DACES

Les nombreuses monnaies d'argent frappées par les Géto-Daces entre la moitié du IVe siècle av. J. C. et presques jusqu'à la fin du I-er siècle av. J. C. ne sont abordées ici seulement comme des imitations de celles thasiennes ou macédoniennes du sud de Danube, mais comme débutantes par une série avec iconographie autochtone, la succession de laquelle traîne au sud des Carpathes jusqu'à la fin des émissions en question. Il y a une autre série d'imitation, conformante ou interprétative, d'après les tétradrachmes de Philippe II de Macédonie à laquelle appartient la plupart des monnaies des géto-dacces et, à la fin de ce monnayage, une autre série d'influence, typique à la zone de contact entre les celtes et les daces, à l'extrémité ouest de leur territorie.
Le présence abondante de ces monnaies (autour de 20 000 pièces trouvées dans les dépots depuis plus d'un siècle) est d'autant plus intriguante parcequ'il n'y a pas de sources argentifères sur tout le territoire de la Dacie, à l'éxception des mine de Baia Mare qui se trouvaient aux temps des Daces dans les mains du tribe enemi des Celtes Boiies.
Ce petit ouvrage démontre l'intégration de l'économie de la Dacie dans celle du monde égeen par l'important échange du sel dace (nécessaire aux tanneries et à la production du matériel militaire défensif) contre l'argent en lingots qui arrivait de Thrace et de Macédoine. La preuve péremptoire du cet échange est la clause du traité de paix entre Rome et Macédoine, après Pydna, qui entre autres intérdissait au vaincu l'importation du sel. Quand les Romains ont transformé en provinces les deux régions, l'argent a cessé de passer en Dacie et les dernières émission monétaires des Daces étaient de piéces de bronze areenté.
Il y aurait été une erreur de se figurer que les monnaies des Géto-Daces, frappées en plus grande quantité que celles cachées pour différents motifs sous la terre temoignaient d'une économie monétaire semblable à celle des cités grecques. C'est vrai que cette population limitrophe du monde hellenique forunissait des matières premières au monde égeen, mais les relations tribales des aborigènes ne supposaient l'utilisation de la monnaie dans le petit commerce de tous les jours. Une inscription d'Olbia, datant de IVe siècle, nous informe que sur le marché de cette cité on pouvait acheter toute sorte d'argent monnayé à coté du blé si nécessaire aux ville grecques. Athènes se trouvait a leur tête, lui manquant également l'argent et de blé. L'argent, parceque les mines de Laurion ne produisaient plus les quantités nécessaires aux fameuses émissions qui étaient les dollars de l'antiquité grecque.
Une autre nouveauté relevée par ce petit livre est la mise ensamble pour la première fois des monnaies et de trésors de toreutique de Ve - IVe siècles av. J. C. aussi que ceux de IIe - I-er siècles av. J. C. Tous ont en commun une partie de leurs images car les artisans étaient à la fois graveurs des coins, toreuts et bijoutiers. Le métal précieux était entre les mains des chefs locaux qui disposaient de lui de la façon qu'ils voulaient. Ces „cours” étaient visitées par les artisans qui portaient les modèles, combinant de façon un peu stéréotype leur nombre assez limité. C'est ainsi que travaillaient les artisans d'Athènes chez les Scythes du sud de la Russie quand ils réalisaient les chef-d'oeuvres qu'on admire aujourd'jui dans les vitrines de l'Hermitage.
La préponderence de la toreutique et des monnaies se succédaient, dans notre opinion, d'une manière qui dépandait des disponibilités de l'argent. Après la période des grands trésors de toreutique trouvés au nord de Danube (Ve - IVe siècles av. J. C.) suit celle des émissions massives monétaires des trois séries déja mentionnées. Dés que le grand import du métal blanc est devenu insufisant grâce aux mésures imposées par Rome à la Macédoine vaincue (l'interdiction d'importer le sel, de frapper des monnaies etc.) donc quand le commerce héllénistique recevait des gros coups de Rome qui ont déterminé beaucoups de cités grecques, commencent par Athénes et finissant par Histria, d'adhérer à révolte de Mithridate VI Eupator contre les romains, de peu d'argent qu'on obtenait par le fonte des monnaies à grand flan frappées à Thasos et par Macedonia Prima on réalisait des vases à boire, des chaines-collier, des bracelets ou des fibules qui formaient des parures des chefs daces. Même dans la Dacie devenue province romaine, sauf l'absorbtion normale des deniers romains qu'on imitait à leur tour à l'aide des coins faits sur place, on a trouvé très peu de vaisselle d'argent, assez répandue dans d'autres provinces de l'empire.
Ces nouvelles interprétation et chronologie du riche matériel monétaire des Géto-Daces mets sur des bases réelles, historiques et économiques, un phénomène auquel même si on a fallu lui inventer une cause (l'éxistence des mines d'argent en Dacie) on n'a pas pu lui trouver un but (l'argent obtenu contre le sel et puis monnayé était destiné à la vente sur le marché libre d'Olbia).

artmon

rasfoieste-250x500

galeriei-250x500-2